jeudi 16 juillet 2015

Ynsect inaugure à Evry le premier centre de R&D dédié aux insectes

L’entreprise de biotechnologies Ynsect s’est dotée d’un centre de R&D pour étudier l’élevage des insectes et leur transformation en produits exploitables dans l’industrie.

La jeune entreprise de biotechnologies Ynsect a inauguré le 8 juillet son siège social ainsi que Ynstitute, son centre de R&D, tous deux implantés au sein de Genopole à Evry (Essonne). Ynsect a pour activité l’élevage d’insectes à grande échelle et leur transformation en nutriments destinés principalement à l’alimentation animale.

"Ynstitute est le premier centre de R&D sur les insectes et la chimie verte. L’enjeu de cette plateforme c’est d’être les premiers à apporter aux marchés une offre d’insectes de manière industrielle et en qualité alimentaire", a indiqué Antoine Hubert président d’Ynsect.
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Source : Patrick Désavie, 09/07/2015, www.usinenouvelle.com

lundi 6 juillet 2015

Innovation. Déguster une glace à la sauterelle à Quimper

Les glaciers de la maison Dutertre, à Quimper, viennent de sortir un nouveau sorbet à la sauterelle, nous l'avons testé pour vous.

Insolite
Des sauterelles dans un sorbet ananas gingembre: non, ce n'est pas la spécialité d'une contrée lointaine mais la dernière création de la maison Dutertre, rue Kéréon, au cœur de Quimper en Bretagne.

À première vue, rien ne laisse penser que ces petits bouts noirs tels des fruits secs parsemant le sorbet sont des insectes. Mais une fois, en bouche les saveurs se révèlent: d'abord le sucré de l'ananas, puis le croquant de la sauterelle torréfiée qui donne une touche anisée semblable à de la réglisse, relevée par les épices et le gingembre.

« On a eu cette idée en regardant une émission sur les insectes dans l'alimentation. Le sorbet ananas gingembre était apprécié, on a donc décidé d'y incorporer des sauterelles », explique France Kerdranvat co-créatrice avec son époux de la maison Dutertre.

Des créations originales

Ces sauterelles en provenance du Mexique sont une matière première onéreuse : entre 200 € et 450 € le kilo. Malgré ce coût, le prix s'aligne sur celui des autres glaces. « Ce nouveau sorbet n'est pas rentable », précise la glacière.

Mais, pour le couple l'important est d'innover. « Si on ne fait que vanille, chocolat, fraise, il n'y a pas d'intérêts à être artisan glacier », affirme France Kerdranvat. Ils ont déjà créé des sorbets au camembert, au foie gras et à l'huître. La glace à la sauterelle, elle, est en édition limitée durant 15 jours, mais si les clients sont au rendez-vous, la production pourrait être prolongée. Et pour ceux qui souhaiteraient mélanger les saveurs, « une boule de glace ananas gingembre sauterelle peut très bien se marier avec une boule au chocolat », assure la glacière.
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Source: www.entreprises.ouest-france.fr
Alban MÉRY de MONTIGNY, 2 juillet 2015

vendredi 3 juillet 2015

Toulouse: Des menus sans viande dans les cantines à la rentrée

A partir de la rentrée de septembre, des « menus alternatifs sans viande » seront proposés dans toutes les écoles publiques de Toulouse. Jean-Luc Moudenc (LR), le maire, l’annonce dans un courrier envoyé ce jeudi aux parents d’élèves.
« Tout plat contenant un ingrédient carné pourra être remplacé, pour ceux qui le souhaitent, par un plat sans viande d’égale valeur nutritionnelle en matière de protéines (poisson, plats à base d’œuf, steaks végétaux) ».

Un tiers des plats carnés sont jetés

Le maire justifie cette nouveauté de façon très prosaïque. « La Ville de Toulouse, dit-il, sert environ 30.000 repas par jour (…). Malheureusement, il apparaît qu’environ un tiers des enfants ne consomment pas la viande proposée pour diverses raisons ».
Jean-Luc Moudenc évite ainsi habilement l’écueil du débat sur la substitution du porc pour les enfants musulmans. « Le menu de substitution au porc, de facto, disparaît », reconnaît d’ailleurs le Capitole. Consulté, le Conseil de la laïcité mis en place par la mairie, a approuvé la mesure « à l’unanimité ». Elle est même saluée par l’écologiste Antoine Maurice (EELV), conseiller municipal d’opposition.
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Source: Hélène MENAL, 2 juillet 2015
www.20minutes.fr

jeudi 2 juillet 2015

Les cantines de Paris se mettent au menu végétarien

D'ici 2020, les écoliers auront dans leurs assiettes une fois par semaine un menu sans viande. L'idée ? Apporter une alimentation plus saine et plus respectueuse de l'environnement.

C'est une des idées phare qui a émergé lorsque les personnels de la ville de Paris ont été consultés en vue de la conférence de Paris sur le climat. La capitale compte proposer d'ici 2020 dans chacune de ses cantines scolaires un repas végétarien par semaine, révèle le Parisien. Le dispositif existe déjà depuis 2009 dans tous les établissements du IIe arrondissement, dont le maire est l'écologiste Jacques Boutault. Certaines cantines du XIIe et du XIVe l'ont également adopté.
«Nous avons désormais dépassé le débat ‘viande ou pas viande'. Chacun a conscience que manger de la viande à tous les repas n'est ni nécessaire ni sain et que l'on peut avoir un repas végétarien parfaitement équilibré», souligne Célia Blauel maire adjointe de Paris à l'environnement, au développement durable, à l'eau, aux canaux et au plan climat énergie. «Se questionner sur notre alimentation n'est pas uniquement une préoccupation gourmande, il s'agit aussi du bien-être animal, du dynamisme de notre filière agricole, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ou encore de limiter nos risques de maladies cardiovasculaires», poursuit l'élue EELV.
En revanche cette décision n'a rien à voir avec les débats sur les menus de substitution au porc, comme ce fut le cas à Perpignanou à Chalon-sur-Saône.

Concertation avec les parents

Dans ce souci de qualité et dans le cadre du plan d'alimentation durable, les repas végétariens de la mairie de Paris se feront à base d'aliments sans OGM, issus autant que possible de l'agriculture biologique. «Nous allons privilégier des aliments locaux et de saison», assure Célia Blauel. Parmi les plats déjà testés et approuvés figurent les lasagnes, les raviolis, les pizzas ou les couscous de légumes. «Nous allons y aller progressivement», observe la maire adjointe, «nous allons discuter avec les parents et aussi laisser le temps à nos cuisiniers de se familiariser avec ce nouveau type de cuisine».
Les parents y seront gagnants, ajoute-elle, «les repas végétariens coûtent moins chers que les menus avec viande. Les tarifs n'augmenteront pas, et avec le surplus dégagé, on pourra prendre de la viande, pour les menus des jours suivants, de meilleure qualité».
Ce changement de philosophie gustative concerne aussi les cantines des personnels de la ville. Le restaurant situé à Hôtel de ville proposera dès la rentrée 2015 un repas végétarien par jour. Les autres devraient l'imiter dès 2016.
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Source : Constance Jamet, 2 juillet 2015
www.lefigaro.fr

lundi 22 juin 2015

GEPV : baromètre sur la perception des protéines végétales par le consommateur

Le GEPV s'intéresse de près aux consommateurs et à leur perception des protéines végétales, en proposant tous les deux ans un état des lieux actualisé. Il a réalisé la dernière édition de son baromètre de perception des protéines végétales fin 2014, avec l'aide du CSA. Selon cette étude, réalisée auprès d’un échantillon de 1015 internautes âgés de plus de 18 ans et représentatifs de la population française, le consommateur perçoit positivement les protéines végétales dans son alimentation.

Environnement, nutrition et goût : une image positive pour les MPV
Le baromètre révèle une perception très positive des protéines végétales auprès des Français car plus de 3/4 pensent qu’elles sont:

  • Bonnes pour la santé (93 %)
  • Indispensables à tous (85 %)
  • Complémentaires des protéines animales (83 %)
  • Bonnes pour l’environnement (78 %)
  • Synonymes de qualité (77%)

Les MPV sont également perçues comme:

  • Respectueuses de l’environnement (94 % des Français disent qu’elles le sont autant ou plus que les protéines animales)
  • De bonne qualité nutritionnelle (90 % des Français disent qu’elles le sont autant ou plus que les protéines animales)
  • De bonne qualité gustative (76 % des Français disent qu’elles le sont autant ou plus que les protéines animales).

De bonnes perspectives pour l’avenir des protéines végétales
Les protéines végétales voient leur notoriété progresser, le pourcentage des Français citant les
légumineuses / légumes secs comme sources de protéines est ainsi passé de 16 à 26 % entre 2011 et 2014.

Au niveau consommation, les MPV sont volontairement achetées par 1 Français sur 4, en plus forte proportion par les femmes, les CSP+ et les personnes suivant un régime.

Malgré un besoin d’être rassuré sur le goût des produits contenant des protéines végétales, 25 % des Français ont l’intention de consommer plus régulièrement ce type de produits. Et 35 % ont l’intention de réduire leur consommation de viande pour des raisons de santé (70 %), de prix (39 %) et environnementales (38 %).

Avec une image positive (bonnes pour la santé, éco-respectueuses, qualitatives, etc.) et des leviers d’achat porteurs (raisons nutritionnelles et réduction du taux de matières grasses), les protéines végétales connaissent une perspective de consommation à la hausse. Un avenir prometteur se dessine pour elles, dans lequel des actions d’information et de sensibilisation auprès des consommateurs restent à être mises en place.

Le Groupe d’Etude et de Promotion des Protéines Végétales (GEPV) en quelques mots
Créée en 1976 dans le but de valoriser l’utilisation des protéines végétales en alimentation humaine, l’association a développé en ce sens diverses actions (site internet, kit pédagogique, études techniques, etc.). Soutenu par l’interprofession des oléagineux et protéagineux (Terres Univia), le GEPV compte actuellement 10 adhérents qui ont une activité de production, de distribution ou de commercialisation des protéines végétales en France.
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Source : www.gepv.asso.fr, communiqué de presse, juin 2015

vendredi 19 juin 2015

2016, Année internationale des légumineuses

La soixante-huitième Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2016 Année internationale des légumineuses (AIL)(A/RES/68/231).

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été désignée pour faciliter la mise en œuvre de l’Année internationale des légumineuses en collaboration avec les gouvernements, les organisations compétentes, les organisations non gouvernementales et autres parties prenantes concernées.

L’AIL 2016 vise à sensibiliser l’opinion publique aux avantages nutritionnels des légumineuses dans le cadre d’une production vivrière durable, à l’appui de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. La célébration de cette Année sera une excellente occasion de favoriser des rapprochements dans toute la chaîne de production de manière à mieux exploiter les protéines issues des légumineuses, à renforcer la production de légumineuses à l’échelle mondiale, à tirer un meilleur parti de la rotation de cultures et à trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans le commerce des légumineuses.

Les légumineuses: qu’est-ce que c’est? Et pourquoi sont-elles importantes ?

Les légumineuses sont des plantes annuelles dont les cosses produisent entre 1 et 12 graines ou semences de taille, de forme et de couleur variables et qui sont utilisées dans l’alimentaion humaine et l’alimentation animale. Le terme «légumineuses» désigne uniquement les plantes récoltées pour l’obtention de grains secs, ce qui exclut les plantes récoltées vertes pour la consommation alimentaire et classées dans la catégories des cultures légumières, ainsi que les cultures utilisées principalement pour l'extraction d’huile et les cultures légumineuses utilisées exclusivement à des fins de semis (définition des «légumineuses et produits dérivés» retenue par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Les légumineuses telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches constituent une part essentielle du panier alimentaire de base de nombreuses populations. Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale pour tous les habitants de la planète et devraient être consommées dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, propre à lutter contre l’obésité, mais aussi à prévenir et à traiter les maladies chroniques telles que le diabète, les pathologies cardiovasculaires et le cancer. Elles constituent également une source de protéines d’origine végétale pour les animaux.

En outre, les légumineuses sont des plantes dont les propriétés fixatrices d’azote peuvent contribuer à accroître la fertilité des sols et avoir des effets bénéfiques sur l'environnement.

Le site internet de l’AIL sera la principale plate-forme pour partager des informations et des ressources pertinentes avec les différents partenaires. La version actuelle sera bientôt mise à jour. N’hésitez donc pas à revenir si vous voulez en savoir plus.
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Source : http://www.fao.org/pulses-2016/fr/

jeudi 18 juin 2015

Micronutris veut nous mettre au régime insectes

La start-up toulousaine spécialiste des insectes comestibles a lancé une opération de crowdfunding pour accélérer son développement…  

A l’apéro, en dessert ou plat principal, les insectes de la start-up Micronutris peuvent se déguster tout au long du repas. Et bientôt ce sera même possible en en-cas. Créée il y a quatre ans à Saint-Orens, la société spécialisée dans l’élevage et l’élaboration de produits à base de grillons et de vers comestibles compte bientôt lancer une barre énergétique.

Pour développer sa gamme et multiplier par dix sa production d’ici à fin 2016, la faisant passer d’une à dix tonnes par mois, elle vient de lancer une opération de crowdfunding sur la plateforme toulousaine de financement participatif Wiseed.
Objectif : lever 500.000 euros. « Aujourd’hui nous distribuons nos produits via notre site Internet, un réseau de partenaires, notamment des traiteurs, mais aussi des épiceries fines et des magasins bio. Grâce à cette campagne, nous nous préparons à les vendre en grande distribution », explique Cédric Auriol, le fondateur de Micronutris qui emploie aujourd’hui douze personnes.

Moins polluant

A la veille de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui se tiendra à Paris fin novembre, il ne manque pas d’arguments pour convaincre les investisseurs et les consommateurs. Si pour l’heure, ces derniers goûtent souvent ces gâteaux aux grillons par curiosité, le chef d’entreprise espère leur faire remplacer régulièrement leur steak par des pâtes aux insectes.
« Leur élevage a un gros avantage, il pollue 100 fois moins que la production de viandes animales. Or ils sont riches en protéines et les besoins vont être grandissants à l’avenir. On ne dit pas que nous sommes la solution, mais une des solutions pour permettre de relever le défi alimentaire », assure Cédric Auriol. Une idée qui a en tout cas fait mouche auprès de Nicolas Hulot.
Ce dernier l’a retenue dans le cadre de My positive impact, une campagne qui permet aux citoyens de voter pour les initiatives qu’ils trouvent bénéfiques pour la planète. Les meilleures seront présentées devant les Nations présentes lors de la COP 21.
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Source: 20 Minutes, B.C., publié le 18/06/2015
http://www.20minutes.fr/toulouse/